
Types de séries : tout ne se vaut pas sous la barre
Sur le papier (ou dans une app de notes), toutes les lignes se ressemblent : un poids, des reps. Mais à la salle, les types de séries ne racontent pas la même histoire. Tes 2 × 10 à 40 kg avant le développé couché ne sont pas du même monde que ton 100 kg × 6. Et la descente à 60 kg enchaînée juste après ta dernière série n'est pas une « série 5 » de plus.
Un carnet qui met tout dans le même sac produit des chiffres faux. Ton volume gonfle artificiellement les jours où tu t'échauffes longuement. Ta « progression » plonge quand une montée en charge se retrouve comparée à une série de travail. Et tes drop sets, soit ils disparaissent, soit ils comptent comme des séries pleines qu'ils ne sont pas.
C'est pour ça que Gymmy gère les types de séries nativement : échauffement, série de travail, drop set. Pas comme des étiquettes décoratives, mais comme des règles de calcul différentes, appliquées partout dans l'app.
Marquer un échauffement en deux taps
Tout passe par un menu contextuel sur le numéro de série : un appui, et tu peux marquer la série comme échauffement, lui ajouter un drop set, ou la supprimer. Pas d'écran de réglages, pas de type à choisir avant de commencer. Tu notes d'abord, tu qualifies si besoin.
Une série d'échauffement est marquée « E » dans la colonne des numéros. À la saisie, elle a même son propre pas d'incrément : ±1 kg au lieu de ±2,5, parce qu'une montée en charge ne se construit pas forcément par bonds de disque olympique.
Et comme le reste de ta séance, tes échauffements reviennent pré-remplis la fois suivante : ta montée en charge habituelle t'attend, prête à valider. Tu la qualifies une fois, tu en profites à chaque séance.
Et surtout, la règle est nette : une série « E » est exclue du volume, des records et des stats. Ton échauffement sert à préparer l'articulation, pas à décorer tes totaux. Résultat concret : pas de faux volume les jours où tu montes prudemment, et jamais de « record » fantôme parce qu'une barre légère a été comptée comme du travail.
Les drop sets ont enfin une vraie place
Le drop set est le grand oublié des carnets : tu finis ta série, tu retires un disque, et tu repars aussitôt avec un poids plus léger, sans repos. C'est un seul effort continu, en deux temps. Où noter ça ? Une ligne de plus qui casse la numérotation ? Un commentaire en vrac que tu ne relis jamais ?
Dans Gymmy, un drop set s'insère directement sous sa série d'origine, marqué « ↓ » avec une barre verticale colorée qui matérialise le lien : on voit d'un coup d'œil que ces reps appartiennent au même effort continu. Le drop est hors numérotation : il ne devient jamais une fausse « série 5 ».
Deux détails cohérents avec la réalité du geste :
- Le chrono de repos ne se déclenche pas sur un drop set. Tu enchaînes sans pause, l'app le sait. Le chrono ne démarre qu'à la validation d'une vraie fin de série.
- Supprimer une série supprime ses drop sets. Le drop n'existe pas sans sa série mère ; ton historique ne garde jamais de lignes orphelines.
Une numérotation qui reste lisible
Le piège des lignes spéciales, c'est de rendre la séance illisible. Gymmy tranche simplement : la numérotation ne compte que les séries de travail. Les « E » et les « ↓ » vivent en dehors.
Concrètement, ta série 3 reste ta 3ᵉ série de travail, que tu aies fait deux échauffements avant ou un drop set entre la 2 et la 3. Quand ton programme dit « 4 séries de développé couché », tu vois 1, 2, 3, 4. Pas 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 dont il faudrait décoder lesquelles comptent.
Ça paraît cosmétique ; ça ne l'est pas. C'est ce qui te permet, en pleine séance et en un regard, de répondre à la seule question qui compte à ce moment-là : « il m'en reste combien ? »
Des stats qui ne mentent pas
Là où le typage des séries paie vraiment, c'est dans les calculs. Chaque type suit sa propre règle, partout :
- Échauffement : exclu du volume, des records et des stats. Zéro pollution.
- Série de travail : comptée pleinement, soit 1,0 série pour le muscle principal, 0,5 pour un muscle secondaire.
- Drop set : pondéré à 0,5 série dans le volume musculaire.
- Série non validée : exclue elle aussi. Une ligne prévue mais pas faite n'est pas du travail. Seuls tes taps de validation comptent.
Cette pondération du drop est un choix assumé. Un drop set ajoute du travail réel, et l'ignorer sous-estimerait tes semaines à drops. Mais ce n'est pas une série complète partie de zéro fatigue : le compter en entier les gonflerait. À 0,5, tes totaux de séries par muscle restent comparables d'une semaine à l'autre, que tu utilises les drops ou non. Et si tu te demandes à quoi comparer ces totaux, on a détaillé combien de séries par muscle et par semaine selon la littérature. Gymmy, lui, ne te prescrira jamais rien.
Des comparaisons qui ont du sens
Le typage sert une dernière chose, peut-être la plus importante : la fiabilité de tes comparaisons. Gymmy pratique l'appariement intelligent. Les échauffements sont comparés aux échauffements, les drop sets aux drop sets, et les séries de travail entre elles.
Ta première série lourde d'aujourd'hui est donc toujours mise en face de ta première série lourde de la dernière fois. Jamais en face d'un échauffement qui te ferait croire à un bond de 40 kg, jamais en face d'un drop qui te ferait croire à une régression. Les flèches ↑ ↓ = affichées série par série, et toute la mécanique du suivi de progression, reposent sur cet appariement.
C'est le fil rouge de l'app : la donnée n'a de valeur que si elle est comparée à ce qui lui ressemble.
Note tes séries telles qu'elles sont
Échauffements marqués « E », drops rattachés à leur série, numérotation propre, calculs pondérés : rien de spectaculaire à l'écran, mais des chiffres auxquels tu peux enfin te fier, en séance comme dans le récap du dimanche.
La meilleure façon de sentir la différence, c'est une vraie séance avec montée en charge et un drop sur le dernier exercice. Les 10 premières séances sont gratuites, sans carte bancaire.
Questions fréquentes
Comment noter un drop set dans une application de musculation ?
Dans Gymmy, tu ouvres le menu sur le numéro de la série que tu viens de finir et tu choisis « Ajouter un drop set ». La ligne s'insère juste en dessous, marquée « ↓ » avec une barre verticale colorée, hors numérotation. Tu descends le poids, tu enchaînes, tu valides, et le drop reste visuellement rattaché à sa série d'origine.
Les séries d'échauffement comptent-elles dans les statistiques ?
Non, et c'est voulu. Dans Gymmy, une série marquée « E » est exclue du volume, des records et des stats. Tes 2 × 10 à 40 kg avant le développé couché ne diluent pas ta moyenne et ne créent jamais de faux record. Tes chiffres ne reflètent que le travail effectif, et c'est ce qui les rend comparables d'une semaine à l'autre.
Comment les drop sets sont-ils comptés dans le volume ?
Chaque drop set compte pour 0,5 série dans le volume par muscle. C'est un compromis honnête : un drop ajoute du travail réel, mais pas autant qu'une série complète partie de zéro fatigue. L'ignorer sous-estimerait tes semaines à drops ; le compter en entier les gonflerait. La pondération garde tes totaux hebdomadaires comparables.
Mes séries sont-elles comparées au bon type d'une séance à l'autre ?
Oui. Gymmy apparie les séries par type : les échauffements sont comparés aux échauffements, les drop sets aux drop sets, et les séries de travail entre elles. Ta première série lourde est donc toujours comparée à ta première série lourde de la dernière fois, jamais à un échauffement. Les flèches ↑ ↓ = restent fiables.