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Progression

Un suivi de progression qui ne te flatte pas

La seule question qui compte dans un carnet : est-ce que tu fais mieux que la dernière fois ? Gymmy y répond pendant la séance, série par série.

Suivi de progression en musculation : ça se joue pendant la séance

Le suivi de progression en musculation, dans beaucoup d'apps, c'est un onglet « Stats » qu'on ouvre le dimanche soir, qu'on regarde trois minutes et qu'on referme sans savoir quoi en faire. Gymmy prend le problème à l'envers : la progression se décide pendant la séance, au moment précis où tu hésites entre remettre 80 kg ou tenter 82,5. C'est là que les chiffres doivent être, pas dans un rapport à consulter plus tard.

Concrètement, chaque exercice arrive pré-rempli avec les séries de ta dernière séance : poids et reps déjà en place, il ne reste qu'à valider ou ajuster. Une colonne « PRÉC. » rappelle en gris, ligne par ligne, ce que tu avais fait sur la même série la fois d'avant. Et dès qu'une série validée est comparable, une flèche ↑, ↓ ou = s'affiche à la place de son numéro : tu sais immédiatement si tu viens de faire mieux, moins bien ou pareil.

L'appariement derrière ces flèches n'est pas naïf : les échauffements sont comparés aux échauffements, les drop sets aux drop sets, et les séries de travail entre elles. Ta troisième série de travail est confrontée à ta troisième série de travail, pas à l'échauffement qui occupait le même rang la dernière fois. C'est aussi à ça que servent les types de séries : garder des comparaisons propres.

Ta dernière perf, en très gros

Tap sur le nom d'un exercice (en pleine séance ou depuis la bibliothèque) et sa fiche s'ouvre sur l'essentiel : « ta dernière perf », affichée en très gros, poids × reps. Juste en dessous, le delta face à la séance précédente : « +2,5 kg », ou « stable » quand rien n'a bougé. Ton record est rappelé au même endroit, avec la mention « record 110 kg le 12 mars », ou « c'est ton record » quand ta dernière perf est justement le sommet.

Le détail qui change tout : cette fiche s'ouvre sans quitter ta séance en cours. La question « j'avais mis combien, déjà ? » se règle en un tap entre deux séries, pas en fouillant un historique pendant que ton temps de repos file.

Une courbe qui se lit avec le doigt

La fiche exercice embarque une courbe de progression interactive. Tu poses le doigt dessus, tu fais glisser, et chaque point se lit clairement, avec sa date, son poids et ses reps. Pas de graphique décoratif qu'on ne peut pas interroger : tu navigues dans ton propre historique au toucher, séance par séance.

Sous la courbe, la base de comparaison est le 1RM estimé, calculé avec la formule d'Epley. C'est ce qui permet de mettre 80 kg × 8 et 85 kg × 6 sur une même échelle : deux perfs différentes en apparence, une seule mesure de force pour les départager.

Et si tu n'as qu'une seule séance sur un exercice, Gymmy te le dit simplement : « au moins 2 séances pour voir une tendance ». Un point n'a jamais fait une courbe, et une app honnête n'en trace pas une quand même.

La zone morte ±2 % : pas de fausses félicitations

C'est probablement le choix le plus important de tout le suivi de progression de Gymmy : une variation de moins de 2 % de 1RM estimé est comptée « stable ». Jamais « en progrès ». Jamais « en baisse » non plus.

Pourquoi une zone morte ? Parce qu'entre deux séances, ton 1RM estimé bouge tout seul : la barre de la salle, l'heure de la séance, le sommeil de la veille, un arrondi de saisie. +0,8 % un mardi soir, ce n'est pas un progrès, c'est du bruit. Une app qui t'envoie une flèche verte pour ça t'apprend deux mauvaises choses : à te satisfaire de rien, et à douter d'elle le jour où le « progrès » s'évapore.

Gymmy ne te félicite pas pour du bruit statistique. Quand la flèche monte, c'est que quelque chose a réellement monté. C'est moins flatteur qu'un tableau de bord qui verdit à chaque séance, et infiniment plus utile pour décider quoi charger la semaine prochaine.

Pas de comparaison plutôt qu'une comparaison idiote

La zone morte n'est pas le seul garde-fou. Gymmy préfère se taire que comparer n'importe quoi :

  • Écart de reps supérieur à 3 : pas de comparaison. Mettre une série de 5 face à une série de 12, ce n'est pas mesurer une progression, c'est comparer deux efforts qui ne parlent pas la même langue. Dans ce cas, pas de flèche du tout.
  • La comparaison remonte le temps. Si ta dernière séance ne contient rien de comparable, Gymmy fouille plus loin dans ton historique pour trouver une séance qui l'est, au lieu d'afficher un vide ou de comparer au hasard.
  • La note de position. Si un exercice a changé de place (3ᵉ exo la dernière fois, premier aujourd'hui), un bandeau te le rappelle, avec un mot honnête : tu étais plus fatigué, ou plus frais. Une perf en retrait après quatre exercices n'est pas une régression, c'est de la fatigue.
  • La lignée de séance survit aux renommages. Renomme « Push » en « Haut du corps A » : l'historique, la lignée et les comparaisons suivent sans broncher. Ton suivi ne repart pas de zéro parce que tu as rangé tes noms de séances.

Un historique par exercice, pas un tableau brut

Pour chaque exercice, l'historique se lit comme un journal plutôt que comme un export comptable : la date, la routine en pastille colorée, ta position dans la séance (« 3ᵉ exo »), la meilleure série en gras, le détail de toutes les séries, une flèche de tendance, et un badge PR les jours où un record est tombé. Tes notes de séance y sont rappelées aussi : le réglage de siège noté il y a trois semaines, le ressenti du jour.

Et si ce jour-là tu avais remplacé l'exercice parce que la machine était prise, pas d'inquiétude : historique et records suivent l'exercice réellement fait, partout. Aucune séance de tirage poulie ne viendra polluer ta courbe de rowing barre.

Des chiffres qui viennent de ta saisie

Un suivi de progression ne vaut que ce que vaut la donnée en dessous. Tout ce que tu viens de lire repose sur une saisie assez rapide pour être faite entre deux séries, une main sur la barre. Chaque semaine, le récap hebdo reprend ces mêmes chiffres pour te dire si ta semaine était en progression, stable ou en retrait. Et quand une série validée bat ton record all-time, c'est encore la même mécanique qui déclenche le trophée en direct.

Le plus simple reste de vérifier sur tes propres barres : les 10 premières séances sont gratuites, sans carte bancaire.

Questions fréquentes

Comment Gymmy mesure-t-il la progression entre deux séances ?

La base de comparaison est le 1RM estimé, calculé avec la formule d'Epley à partir du poids et des reps. C'est ce qui permet de comparer 80 kg × 8 et 85 kg × 6 sur une même échelle. Une variation de moins de 2 % est classée « stable », et si l'écart de reps entre deux séries dépasse 3, Gymmy ne compare pas du tout : les deux efforts ne sont pas comparables.

Est-ce que je vois ma progression pendant la séance ?

Oui, c'est le principe. Chaque exercice arrive pré-rempli avec les séries de ta dernière séance, une colonne « PRÉC. » rappelle tes chiffres précédents en gris, et dès qu'une série validée est comparable, une flèche ↑, ↓ ou = s'affiche à la place de son numéro. Tu sais si tu progresses au moment où tu peux encore agir dessus, pas le soir sur ton canapé.

Que se passe-t-il si je change l'ordre de mes exercices ?

Gymmy le remarque et le dit. Quand un exercice a changé de place depuis la dernière fois, un bandeau rappelle sa position précédente (« Dernière fois : 3ᵉ exo ») et précise si tu étais plus frais ou plus fatigué à ce moment-là. Une perf réalisée en fin de séance ne se juge pas comme une perf d'ouverture, et ce contexte évite de mal interpréter une baisse.

Et si je renomme ma séance ou que je saute des semaines ?

La comparaison tient bon. Chaque séance appartient à une lignée qui survit aux renommages : rebaptiser « Push » en « Haut du corps A » ne casse ni l'historique ni les comparaisons. Et si la dernière séance ne contient pas de série comparable, Gymmy remonte dans le temps jusqu'à trouver une séance qui l'est, plutôt que d'afficher un vide ou une comparaison bancale.